Auteur : paul

C’est quoi la culpabilité? Comment en sortir?

C’est quoi la culpabilité ?

C’est quand je fais quelque chose, puis qu’une part de moi me juge : « tu n’aurais pas dû faire ça, ce n’est pas bien »…

La culpabilité est-elle une émotion ?

A ma connaissance, non.  Ou plutôt c’est une émotion « composite ». Les émotions de base associées à la culpabilité sont un cocktail de tristesse, de peur, de tension intérieure, parfois de douleur morale, …

Je ne connais pas de sensations corporelles spécifiques à la culpabilité.  Si vous en connaissez je serais ravi que vous les partagiez.

Comment faire taire cette part de moi qui me juge ?

En la faisant parler, en l’écoutant et en l’amenant à passer d’un discours teinté de bien et de mal à un discours où des besoins sont satisfaits et d’autres pas.

Cette part est la gardienne de valeurs importantes pour nous-même.
Si nous essayons de la faire taire ou de l’ignorer, elle se manifestera et nous le fera sentir.

En résumé, c’est une écoute empathique, curieuse des besoins que cette part défend, qui ouvrira le chemin vers la tranquillité.

Comment retrouver une tranquillité intérieure ?

  1. En se réjouissant de ce qui a été accompli, et les besoins que ça a rencontré.
  2. En prenant la mesure que cette façon de faire a un impact sur d’autres de nos besoins.
  3. En imaginant d’autres manières de faire qui prennent soin des besoins de toutes nos parts : ceux de la part qui a agi, ceux de la part qui est gardienne de nos valeurs.

Bref, l’art de mettre du ET : empathie et créativité.

C’est ce que je vous propose de faire dans l’atelier d’approfondissement « De la culpabilité destructrice à la responsabilité créative ».  Prochain rendez-vous : à Caen, les 16 et 17 décembre 2018 (cliquer sur ce lien si vous souhaitez participer) et un autre à Liège en avril 2019.

Comment fait-on pour apprendre la CNV?

Au moins une fois par mois quelqu’un me dit : « Je ne m’y retrouve pas dans l’offre de formation en Belgique; comment fait-on pour apprendre la CNV » ?

Il y a deux parcours d’apprentissage :

  • A la belge : Un module d’introduction de 2 jours + des approfondissements
  • A la française : Les bases de la CNV en 3 modules de 2 jours + des approfondissements.

Que choisir ?

Cela dépend de vos objectifs.

« A la belge »

Vous souhaitez juste découvrir la CNV.

Avantage: c’est 2 jours, vous aurez un bon aperçu des ingrédients de la CNV.
Inconvénient: vous aurez peu l’occasion de pratiquer et ne serez pas autonome pour une mise en pratique au quotidien (c’est juste mon avis, basé sur ma propre expérience).
Dans ce parcours, chaque formateur a une offre qui lui est propre, avec des approfondissements qui sont spécifiques.

« A la française »

Vous souhaitez avoir les bases pour mettre en pratique la CNV et l’intégrer à votre quotidien.

Avantage : A l’issue de chaque module vous avez expérimenté des situations du quotidien de A à Z (plutôt de O à D) et vous partez avec des pistes d’action concrètes.
Inconvénient: c’est 3 modules de 2 jours, mais vous pouvez y participer à votre rythme.

Dans ce parcours, chaque formateur propose un contenu « standardisé », ce qui vous permet d’expérimenter un module avec un formateur, et le cas échéant avec un.e autre, que ce soit en Belgique ou en France.

Peut-on passer de l’un à l’autre ?

Oui, dans certaines limites.
Après une introduction CNV « à la belge », vous avez accès au module 2 « à la française ».

Après le module d’introduction « à la belge », prenez contact avec le formateur ou la formatrice afin de valider les prérequis.

Après les 3 modules de base « à la française », vous avez accès à tous les approfondissements proposés.

Quelle est la spécificité du modèle « à la française »

Du fait que le modèle « à la française » propose une base standardisée pour 20 jours de formation, répartis en modules de 2 jours, vous avez une grande liberté d’apprentissage : choix du rythme, choix des sujets, choix des formateurs/lieux.

Les bases

A l’issue de chacun des modules de base vous aurez de quoi être autonome pour chacun des thèmes :

Approfondissements

Dans ce parcours, il y a deux genres d’approfondissement: les 7 fondamentaux, les approfondissements à thème.

7 fondamentaux

Ils ont été « standardisés » et offrent un contenu similaire, même si chaque formation est différente de par l’animation, le contenu, les participants et les situations qu’ils apportent.

  1. L’auto-empathie, pour développer une présence responsable et la capacité à faire des choix conscients
  2. L’empathie, le pouvoir de l’accueil
  3. Dépasser la culpabilité et la honte
  4. La colère au service de la relation
  5. Dire et recevoir « non« 
  6. Le pouvoir de la gratitude et de l’appréciation
  7. Dépasser les croyances limitantes

Approfondissements à thème

Les approfondissements à thème correspondent à des sujets que tel ou tel formateur aime travailler.  En ce qui me concerne, voici les thèmes que j’aime approfondir en fonction de mes élans et de mon expérience:

Et vous, que proposez-vous ?

Vous aurez deviné que j’aime le modèle « à la française ». Les participants reçoivent le même livret qu’avec mes collègues français : j’aime cette stratégie d’appartenance à une communauté.  J’aime aussi la clarté du programme et sa modularité.  Cela offre du choix, de la clarté et de la sécurité.

Et en entreprise ?

En entreprise je propose des ateliers « sur mesure », en fonction des besoins et des moyens.

Le cursus de base est en 6 ou 7 jours, calqué sur « Bases de la CNV en environnement professionnel et citoyen ».

Il s’appelle « Communiquer autrement pour mieux coopérer ».

Je propose également des ateliers en 2 jours et 3 jours, des initiations d’une journée et des sensibilisations d’une demi-journée.

Un formateur certifié ?

Je vous invite à choisir une formatrice ou un formateur certifié du CNVC. Vous trouverez leurs coordonnées sur les sites www.cnvbelgique.be et www.cnvformations.fr.

La « certification du CNVC » est une reconnaissance du parcours et du niveau d’intégration de la CNV de la personne.  C’est aussi un engagement à pratiquer la CNV telle que Marshall Rosenberg l’a transmise, sans la mélanger avec quoi que ce soit d’autre.  Les formateurs/trices s’engagent également à travailler ensemble et à oeuvrer au changement social, à continuer à se former et à faire évoluer leur pratique.

Seules les formations prodiguées par les formateurs certifiés sont prises en compte en cas de prérequis pour une formation ou pour des stages du parcours de certification.

Il vous reste des questions ?

N’hésitez pas à prendre contact !

Allez-y pas à pas !

Ce que vous pouvez-faire pour développer une communication « reliante »

Auto-apprentissage – avec des situations anodines.

Semaine 1 : vous relier à vous-même et à vos besoins

Quelque chose vous donne satisfaction aujourd’hui – prendre 2 minutes pour clarifier

  • Qu’est-ce qui s’est passé concrètement (observation)
  • Quand vous y repensez – nommer l’effet (sentiment)
  • Quel besoin est moteur.
    Truc : parcourir la liste des besoins et pointer le mot qui dégage de l’énergie ou procure une détente.

Semaine 2 : idem + Exprimer à autrui ce que vous appréciez

Quelqu’un dit ou fait quelque chose qui vous satisfait

1) prendre 2 minutes pour clarifier

  • Qu’est-ce qui s’est passé concrètement (observation)
  • Quel besoin est moteur (avec l’aide éventuelle de la liste).

2) exprimer

Tout à l’heure, vous avez fait/dit ……………….

C’est quelque chose que j’apprécie parce que j’accorde de la valeur à ….(besoin)….

Semaine 3 : idem + Clarifier ce qui se passe quand vous êtes insatisfait

Quelque chose d’anodin vous insatisfait aujourd’hui / en ce moment

  • 2 minutes pour clarifier
  • Qu’est-ce qui s’est passé concrètement (observation)
  • Quand vous y pensez, que ressentez-vous (sentiment)
  • Quel besoin est en jeu.

Semaine 4 : idem + Exprimer ce qui vous insatisfait

Quelque chose d’anodin vous insatisfait aujourd’hui / en ce moment

1) prendre 2 minutes pour clarifier (cfr supra)

2) exprimer

Tout à l’heure, vous avez fait/dit ……………….

Maintenant que j’y repense je me sens ……………………….

parce que j’accorde de la valeur à ….(besoin)….
Voulez-vous me dire ce que vous retenez ?

Aborder des situations plus délicates…
nécessite un entraînement qui allie formation pratique, accompagnement et supervision.  Le défi c’est de développer progressivement un autre savoir-être.

10 Choses que tu peux faire

POUR CONTRIBUER À LA PAIX INTÉRIEURE, INTERPERSONNELLE ET SOCIALE

1. INTENTION
Prends le temps chaque jour de sentir calmement la façon dont tu voudrais te relier à toi-même et aux autres.

2. BIENVEILLANCE
Souviens-toi que tous les êtres humains ont les mêmes besoins.

3. INTERDEPENDANCE
Vérifie ton intention afin de voir si tu es aussi intéressé par le fait que les autres voient leurs besoins autant nourris que les tiens.

4. CONSCIENCE
Quand tu demandes à quelqu’un de faire quelque chose, vérifie d’abord si tu es en train de faire une demande ou une exigence.

5. POSITIF
Au lieu de dire ce que TU NE VEUX PAS qu’une personne fasse, dis-lui plutôt CE QUE TU VOUDRAIS qu’elle fasse et demande-lui comment elle se sent à l’idée de faire cela.

6. CONCRET
Au lieu de dire ce que tu voudrais qu’une personne SOIT, dis plutôt quelle action tu souhaites qu’elle FASSE en lien avec tes besoins.

7. CONNEXION
Avant d’approuver ou de critiquer l’opinion de qui que ce soit, essaie de percevoir ce que la personne ressent, et ce dont elle a besoin.

8. SENS
Au lieu de dire « Non », exprime plutôt quels sont les besoins qui t’empêchent de dire « Oui ».

9. AUTONOMIE
Si tu te sens contrarié, ressens quels sont les besoins en toi qui ne sont pas nourris, et cherche ce que tu pourrais faire pour les nourrir, plutôt que de continuer à ruminer sur ce qui ne tourne pas rond chez les autres ou chez toi.

10. CELEBRATION
Au lieu de faire l’éloge de quelqu’un qui a fait quelque chose que tu aimes, exprime plutôt ta gratitude en lui révélant lesquels de tes besoins sont nourris par son action.

2001, revu en 2004 par Gary Barant (CNVC) et adapté en français en 2009 par Jean-François Lecocq. Copyleft.
Les titres sont proposés par Paul-Georges Crismer